16.11.2009

EDITO

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Aéroport Charles de Gaulle – Mercredi 08 Juillet 2009 – 11H00. C’est l’histoire d’un groupe de seize personnes qui ne se connaissent pas et qui vont s’envoler ensemble, pour vivre ensemble pendant deux semaines, la première à Berlin et la deuxième à Prague.

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22.07.2009

Départ pour Berlin

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Ca y est, le grand jour est arrivé. Rendez-vous 11H00 à Hall 2 – Roissy Charles de Gaulle.
Première grosse difficulté de la journée : Fred doit aller accueillir Mireille à la descente du train. Ouf, c’est fait..Il a réussi. Deuxième difficulté : savoir se servir d’un ascenseur. Un coup de pouce. C’est fait, il a réussi. On a eu chaud. Tout le monde est là. On peut y aller.
Avec 45 minutes de retard, l’avion décolle enfin, direction Berlin. Dans l’avion, la discussion est animée, vacanciers et accompagnateurs échangeant tranquillement, comme si c’était un énième voyage ensemble.
Nous atterrissons à l’aéroport de Tegel à 15H05. Il faut aller récupérer les deux minibus chez le loueur. La durée de cette opération de resserrer davantage les liens entre différents membres restant du groupe.
Vers 17H30, nous quittons enfin l’aéroport, direction l’hôtel Pro-social à Marzahn-Hellersdorf.
Il s’agit d’une auberge de jeunesse qui accueille aussi bien les vacanciers en famille, que les groupes en séjour ou en camp de vacances. L’endroit est calme et très chaleureux, dominé par le présence de jeunes qui ont poser leurs empreintes de partout.
Les chambres sont sobres, vastes et éclairées. Chacun prend ses marques et s’installe.
Vers 20H30, le dîner est servi sur place à l’hôtel. Premier contact avec la gastronomie berlinoise, dans une atmosphère plus que détendue. Pour le gag, Oriane aura droit à la photo devant les bouteilles de bière vides.
Sur cette note de bonne humeur, nous nous jetons au lit, dans la perspective de la journée qui nous attend demain.

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21.07.2009

Jeudi 09 Juillet 2009

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Programme du Jour : Découverte de Berlin
Située au Nord-Est de l'Allemagne, Berlin se développe au XVIIIème siècle par la volonté des rois de Prusse. Capitale politique de l'Allemagne, depuis la réunification, Berlin est connue pour son dynamisme culturel et pour sa vie nocturne légendaire. Berlin compte 3,4 millions d'habitants et s'étend sur une superficie équivalente à 8 fois Paris. Depuis la chute du Mur, Berlin enchaîne tous azimuts les grands projets pour reconstruire et recomposer une ville divisée pendant cinquante ans, aujourd’hui devenue une métropole européenne moderne.
Première journée de Maryse à Berlin, premières impressions
Nous avons aujourd'hui rendez-vous à 10H30 avec notre première guide, pour découvrir Berlin. Le cuisinier de l'hôtel a l'amabilité de nous conduire en ville, car c'est notre première sortie...Il roule vite, il faut le suivre …..Le ton du séjour est donné. Nous garons les véhicules au parking et rejoignons à pied le lieu de rendez-vous à l'Horloge du Monde.
A l'heure prévue, nous voyons apparaître une gentille blonde aux cheveux courts. Elle s'appelle Uta. Elle sympathise immédiatement avec le groupe, nous fait découvrir sa ville comme si nous avions été des amis de passage. Avec elle, nous ne voyons pas le temps passer. Nous la suivons dans Berlin, le nez en l'air, attentifs comme une classe de sixième.
Nous flânons à travers les rues, découvrant successivement Alexander Platz, l'Hôtel de Ville, la Tour de la Télévision, l'Eglise Sainte Marie, L'Eglise Saint Nicolas et clôturons cette première partie de visite dans un jardin public, par une séance de photos devant Marx et Engels, les pères du communisme, figés en statues géantes de bronze au regard nostalgique perdu à l'horizon.
Après un bon déjeuner dans un restaurant sur les bords de la Spree, « Le Spreeblick », nous reprenons notre visite de Berlin. Celle-ci nous mènera de l'Ile aux Musées jusqu'à la Place des Gendarmes en traversant le Pont Aux Chiens. Uta nous racontait Berlin, nous inondant de dates, nous remettant en mémoire ces pages de l'histoire de l'Allemagne que nous avions étudiées sur les bancs du lycée. De temps en temps, elle nous interrogeait en bonne maîtresse, contente d'une classe aussi studieusement accrochée à ses lèvres. Nous n'étions pas lassés, car Uta semblait si facile dans son exercice.
La journée se termine dans la joie et la bonne humeur autour d'une table tournante, dans un restaurant asiatique, « Le Shangaï » sur Karl Marx Allee, où nous reprenons des forces avec de succulentes spécialités.
Dernière minute
Avec tout ce que j’ai vu dans la journée, j’avais oublié de vous dire : ce matin nous avons accueilli un nouveau membre dans le groupe. C’est Monica, notre G.P.S. gracieusement prêtée par un copain de Fred. Je ne saurais vous dire pourquoi elle s’appelle Monica.Je ne le sais pas. Peut-être a-t-elle a été baptisée par un fan de Monica Bellucci, ou de Bill Clinton…Qui sait ?

10.07.2009

Vendredi 10 Juillet 2009

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Programme du Jour : Le Château de Charlottenburg
Le Prince-lecteur de Prusse Frédéric III fit construire ce palais entre 1695 et 1699 pour son épouse Sophie-Charlotte. Lorsqu'il devint roi en 1701 sous le nom de Frédéric Ier, le château est agrandi autour de la cour d'honneur. Entre 1740 et 1747, l'aile orientale est ajoutée pour servir de résidence à son petit-fils Frédéric III, dit Frédéric le Grand, protecteur de Voltaire et grand collectionneur de peinture française.
Cette aile, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, abrite une importante collection de peintures du XVIIIe siècle. Ce château fût construit au départ comme résidence d'été de Sophie-Charlotte, mais elle vint ensuite y passer la fin de sa vie.

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Charlottenburg demeure est des plus beau châteaux de l'époque baroque. Plusieurs fois agrandi au cours du 18ème siècle, la propriété entourée d'un grand parc s'est embellie d'une façade de plus de cinq cent mètres.
« Le fil d'Oriane de la journée »
Sophie Charlotte, reine de Prusse (1668-1705) épouse de Frédéric 1er surnommé le « Roi Soldat ». L'immense portrait qui trône au milieu de la première pièce du château, en dit long sur cette femme éprise de musique, de sciences et de théâtre. Son amour des jolies choses l'avait poussée à constituer une impressionnante collection de porcelaines de Chine. A sa disparation précoce à l'âge de 37 ans, son époux dédiera une pièce entière du château à sa collection, l'enrichissant de pièces ramenées de ses voyages.
En parcourant les pièces du château, je suis de plus en plus imprégnée de cette femme cultivée en décalage avec son temps. Loin de l’épouse soumise s’appliquant à obéir à la volonté du roi, Sophie Charlotte enseignera à son fils Frédéric II, le goût des arts et des sciences, alors que son époux lui apprendra l’art de la guerre.
La passion de son fils pour le raffinement et les sciences pousseront même Frédéric 1er à condamner à mort, son propre fils. Mais devant l'opposition de son peuple, il renonce, faisant tout de même exécuter mon meilleur ami et l'obligeant à assister à cette exécution.
Je reviens de ce voyage dans le temps avec dans les yeux le scintillement et le rayonnement d'une époque où les guerres étaient repoussées en second plan, tellement le beau semblait être la préoccupation première des souverains.
Le retour brutal au 21ème siècle : il pleut... nous investissons la brasserie du château, où je déguste un riz au lait qui pour moi restera mémorable...La pluie s'est arrêtée. Nous repartons terminer notre visite du parc du château.
Il est 18H30... Dîner dans un restaurant italien « Il Corteggiano » en face du château. L'honneur italien est sauf : la pizza est délicieuse. Il faut faire vite. A 20H00, concert de musique classique dans une dépendance du château dénommée l'Orangeaie : au programme Bach, Mozart, Hayden, par l'Orchestre de la Résidence de Berlin...

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Je replonge dans l'ambiance de l'époque et me laisse transporter vers le baroque berlinois avec ces musiciens en costumes et l'atmosphère feutrée des lumières tamisées. Deux heures plus tard, je quitte à regret l'Orangeraie. Un moment de magie qui s'arrête, la sensation d'avoir touché l'insaisissable, un grand vide.

Sans titre-7.jpg(Patrick s'est fait peur)
Concert de nuit. Spectacle de musique classique....Musiciens costumes d'époque, perruqués, poudrés. Je craignais le pire...aie !! Regard à 360°, j'envisageais la fuite...je n'ai qu'une idée : repli stratégique..Puis, une lumière tamisée inonde l'assistance...Je reste béat : le charme a opéré. La voix de la soprano me transporte doucement et je suis resté sagement assis sur la chaise jusqu'à la fin.

De cette soirée, je retiens une atmosphère d'un autre temps, que j'aurais aimé poursuivre un peu plus. Mais, retour à la réalité : les bonne choses ont toujours une fin.
Le moment drôle de la journée :
Attablés à la brasserie du château, certains ont commandé en guise de goûter, du riz au lait, avec à l'esprit le petit pot de bonne maman. Le riz au lait saupoudré de cannelle était excellent...Seulement les rations servies dans une immense jatte avait été proportionnées pour Gargantua...Deux semaines plus tard, Oriane digère encore …..
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Samedi 11 Juillet 2009

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Programme du Jour : Le Mur de Berlin et le Musée du Mur
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la division de l'Europe en deux blocs antagonistes apparaît dès 1947, avec la mise en place du « rideau de fer » coupant Berlin en deux parties Est-Ouest.
Les habitants de Berlin-Est, refusent la rigueur du régime marxiste de la R.D.A. et fuient vers Berlin-Ouest. Pour mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers l’Ouest, les dirigeants de la R.D.A décident une séparation physique des deux blocs.
L’apparition d’une clôture de barbelés dressée en hâte en plein cœur de Berlin durant la nuit du 12 au 13 août 1961 fut un moment aussi tragique qu’inattendu.
Le Mur, séparant la ville en "Berlin Est" et "Berlin Ouest, a été pendant près de trente ans le symbole de la "guerre froide". L’affaiblissement de l’URSS et la détermination des Allemands de l’Est permettent, le 9 novembre 1989 d’abattre le « Mur de la honte ». Cet événement a conduit à la réunification de l’Allemagne.
Sans-titre--16.gifLa journée du Mur : Claude se rappelle….
Nous commençons la journée par la visite du Musée du Mur.
Le bâtiment n'a rien d'imposant, un immeuble parmi les autres, mais chargé d'histoire et d'émotion. A plusieurs moments de la visite, je me suis posé la même question : Comment tant de drames humains pouvaient tenir dans un tel espace ? Le musée raconte l'histoire du Mur en exposant toutes les inventions des plus géniales aux plus farfelues dont les berlinois ont pu faire preuve pour retrouver la liberté. Devant chaque invention, même les plus drôles, je ressentais une émotion insaisissable. Je me reportais vingt plus tôt quand j'ai assisté à la chute du Mur devant mon poste de télévision. A l'époque, malgré mon âge, je ne suis vraiment pas rendu compte de ce que cela représentait. En m'arrêtant dans chaque pièce et regardant longuement un à un chaque moyen d'évasion mis sur pied par les berlinois reconvertis en inventeurs, j'ai compris le drame de ces hommes et femmes qui ont tenté de rejoindre Berlin-Ouest par tous les moyens : caché dans le coffre d'une voiture, ou à la place de la batterie, dans une valise, avec un siège suspendu à un câble, avec des sous-marins, etc.
En sortant du Musée, nous avons traversé à « Checkpoint Charlie » à la frontière entre le secteur soviétique et le secteur américain. Cette ouverture dans le Mur de Berlin était réservée au passage des étrangers et des personnels diplomatiques. Aujourd'hui, il semble régner à cet endroit un air de légèreté qui rejette très loin en arrière les tensions du passé.
En suivant la ligne de pavés blancs qui symbolise l'ancien emplacement du mur, nous sommes arrivés au pan encore visible du mur. Une ruine en béton banal, taguée de graffitis, mais porteur de tant de détresse et lambeau témoin de la folie des hommes.
Entre-temps, la nuit est tombée. C'est l'heure de dîner. Nous retournons au « Shangaï » sur Karl Marx Allee. Une bonne bière et manger nous arrache à cette page tragique de l'histoire.

Sans-titre--6.gifLa journée, comme Sabine l'a vécue

11H50 - Départ de l’auberge de jeunesse, après un petit déjeuner « breefing » et direction : Le Musée du mur de Berlin.

14H30 - Arrivés face à un restant de ce mur volontairement préservé et traduction collective des affiches retraçant en partie l’histoire de ce mur avec pour superviseur Claude.

Une fois à l’intérieur de ce musée, visite culturelle de cette époque noire, lugubre ayant soumis l’ancienne Allemagne de l’est à un régime communiste et totalitaire. Marche au travers des différentes expositions du 1er étage du musée. Les regards des visiteurs se chargent d’émotion, les traits sont tirés et des onomatopées de tous genres fusent.

Sur les murs, nous pouvons découvrir diverses citations de personnes politiques tels que : « Quand nous garantissons la liberté de Berlin, nous défendons aussi la liberté de Paris, Londres et New York ».JF Kennedy - « Il n’y a pas d’union européenne sans liberté pour Berlin ».

Sans-titre--19.gifA noter la participation active de Fréderic expliquant à son entourage le découpage de Berlin sous le régime communiste.

18H00 - Pause sandwich, puis escale devant un petit morceau du mur préservé. Séance photos collective avant la poursuite de la visite du musée.

Après une première visite relatant la théorie, nous découvrons à présent le vécu et la rébellion des anciens allemands de la DDR et surtout la force de la volonté du désespoir.
Quelques évasions réussies nous sont présentées en images ainsi que les stratégies utilisées pour ce faire, les unes étant plus audacieuses que les autres. Quelques annotations sur les murs : « La volonté nous fait pousser des ailes », « Le désir d’évasion rend inventeur ».

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Dimanche 12 Juillet 2009

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Programme du jour : Le Reichstag, le Mémorial Juif, le Quartier Juif
Le Reichstag à Berlin est un bâtiment au passé lourd, témoin et acteur de l'histoire récente de l'Allemagne. Le Reichstag fut achevé en 1894.
Le bâtiment de style de la haute Renaissance italienne fut financé par l’argent que la France versa après 1871 en guise d’indemnités de guerre et dédié au peuple allemand. Partiellement détruit dans l'incendie du 28 février 1933, il ne sera pas reconstruit de suite.

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Après la réunification de 1990, le Bundestag décide de déménager à Berlin. C'est l'architecte anglais Norman Foster, qui remporte le concours pour la rénovation du bâtiment. Il propose la reconstruction d'une coupole en verre.

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L'audace de la construction et l'élégance des volumes font de cette réalisation un des éléments remarquable du nouveau Berlin. Depuis 1993, le Reichstag est redevenu le siège du Parlement Allemand.
Sans-titre--15.gifLa journée du Souvenir : Gaêl nous raconte…..
Nous arrivons au Reichstag vers 10H30. L'édifice est imposant et il flotte dans l'air comme un sentiment de puissance et d'absolu. Malheureusement, les locaux du Parlement ne sont pas accessibles, nous ne pourrons visiter que le dôme.
Nous commençons l'ascension de la galerie-promenade qui grimpe en escargot à une hauteur vertigineuse. Au début, la tâche me paraît rude, car je crains d’avoir le vertige. Finalement, j’arrive au sommet sans même m’en apercevoir, tellement le paysage est prenant. Une fois là-haut, je découvre une vue panoramique sur les plus beaux monuments de Berlin : la Chancellerie, le Tiergarten, la porte de Brandenbourg et la Potsdamer Platz entre autres.
A la sortie de la visite, dans la galerie promenade, une exposition de photos raconte l'histoire du Reichstag.
Nous faisons une halte déjeuner, avant l'aller rejoindre Uta, notre guide, pour la seconde partie de la journée. Uta nous réserve une agréable surprise : elle est accompagnée de son fiancé Toby. Avec Uta, nous devons visiter le Mémorial Juif, le quartier Juif et la Synagogue.
Nous quittons le Reichstag à pied pour nous diriger vers le Mémorial. Face à la Porte de Brandebourg, une première série de croix blanches donnent l'atmosphère de l'après-midi. Les croix sont placées là, à la mémoire de Juifs morts en déportation. Passée la splendeur du Reichstag, le climat devient lourd. Nous sommes silencieux et Uta elle-même par moments, reste silencieuse. Chacun de nous se remémore les images de la Shoa vues à la télévision et dans les livres. Maryse et Oriane sont bouleversées et c'est dans ce même émoi que nous arrivons au Mémorial.

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Nous quittons le Mémorial. Pour dissiper le trouble de cette visite, nous nous rendons au Tacheles.
C'est une autre vision de Berlin : un « squatt » géant où des artistes du monde entier se livrent à leur passion. L'atmosphère est détendue. Les berlinois viennent en famille le dimanche après midi, pour goûter au milieu d'une joyeuse bande de déjantés, sur fond de sons (on dirait, de la musique….) alternatifs. L'espace d'une pause autour d'un goûter, nous retrouvons notre sérénité et nos airs joyeux, avant de replonger dans le trouble de l'histoire.

En effet, nous continuons notre circuit dans Berlin, par la visite de la Synagogue, puis du quartier Juif. Nous sommes à nouveau saisis par les blessures de l'histoire. Nous longeons le Cimetière Juif, puis empruntons un trottoir pavé où, on a encastré des plaques portant le nom de chaque habitant déporté, devant la maison qu’il habitait. Nous osons à peine respirer, évitant de marcher sur les plaques, pour ne pas souiller une mémoire.
Je n'aurai jamais imaginé ressentir une telle émotion en venant à Berlin.
Nous avons terminé notre circuit sur le coup de 20H30. Uta, notre guide nous a même confié, que très peu de berlinois avaient vu autant que nous de Berlin.
A la nuit tombée, nous avons dîné « Weihenstephaner » , restaurant typiquement berlinois. Seul bémol, si le repas a été excellent, l'accueil fût froid.



Lundi 13 Juillet 2009

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Programme du Jour : Potsdam – Le Palais de Sans Souci
Situé à Potsdam, à environ 35 km de Berlin, le château et le parc de Sans-Souci constituent un ensemble architectural impressionnant. La construction de « Sans Souci » fut ordonnée par Frédéric II en 1744 qui en dessina lui-même les plans, car il souhaitait faire de ce palais un lieu dédié aux Arts et un endroit privilégié pour recevoir ses amis.

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Ce palais fut construit tout en longueur dans un style rococo, avec façade ornée de 36 atlantes. La salle de concert est considérée comme un chef d’oeuvre du rococo allemand et était la salle préférée du roi.
Sans-titre--9.gifLa journée « Sans Souci » de Jean-Yves
Bientôt à mi-séjour. Jusqu'à là, le rythme a été palpitant. Il faut lever le pied. Nous avons dormi une demi-heure de plus et arrivons donc à destination : palais Sans Souci à Potsdam, vers 12H30. Le palais est d'un gigantisme qui dépasse l'imagination. Une seule envie : s'y jeter pour découvrir ce joyau du rococo. Mais, le ventre dicte sa loi : nous avons faim. Certains.... dont je tairai les noms.....se jetteraient bien sur la première saucisse-frites qui se présente.
L'université de Potsdam jouxte le palais. Direction donc la cafétéria de la faculté où nous nous provisionnons en sandwiches qui quitteront tranquillement l’air libre, direction notre estomac, à l'ombre des superbes arbres du parc.
La dernière bouchée avalée, nous nous ruons vers le palais, de nouveau affamés, mais affamés de ces trésors architecturaux nés de l'imagination de Frédéric II.

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Dès qu'on pénètre dans le Palais, la première impression qui vient est la démonstration de puissance voulue par le maître des lieux : une démesure totale avec prolifération de sculptures, fresques ahurissantes, détails architecturaux à profusion rappelant le « bling-bling » de Versailles .
Mais la pièce qui frappe l'esprit est la salle de réception entièrement décorée de coquillages et de créatures marines, effet très, très, bizarre, si loin de la mer.
Même quand on quitte le palais, on reste dans la toute puissance avec l'agencement du parc : allées monumentales, répétition de statues mythologiques, pavillons architecturaux (le pavillon chinois est une jouissance pour les yeux) sans oublier la statue géante de « Frédéric II himself » à cheval.
Après un détour par la boutique du palais, où Maryse pour poursuivre dans la démesure achète un tee-shirt « Born to be King » nous filons direction la ville pour dîner.
Le repas pris à la terrasse du restaurant « Zur Linde » fût copieux et joyeux à souhait, tant l'accueil fût sympathique.

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Mardi 14 Juillet 2009

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Programme du Jour : Le Kurfürstendamm et ses abords
Kurfürstendamm fut entrepris à partir de 1886 pour rivaliser avec Paris. Avant la première guerre mondiale, le Kurfürstendamm détrona Unter den Linden et Friedrichstrasse en tant que centre de la vie mondaine et nocturne, car vers 1920, cafés, théâtres, salons de thé et cinémas vinrent animer le Kurfürstendamm, pour lui donner sa renommée mondiale.
La seconde guerre mondiale mit un terme provisoire aux lustres du Kurfürstendamm, anéanti par les bombardements et les destructions. Le Ku'damm, comme l'appellent les berlinois, devint rapidement la vitrine de Berlin Ouest et du miracle économique de la jeune république fédérale.

Sans-titre--7.gifAvec Mireille, c’est « journée relaxe »
Bonne nouvelle…. Nous allons pouvoir faire grasse matinée…enfin….jusqu’à 9H00.Nous sommes à la veille du départ pour Prague. Aujourd’hui, c’est journée shopping et nous allons pouvoir traîner.
Nous arrivons donc au au Ku'damm, vers 11h30. Ici, se trouvent le Kaufhaus des Westens, le plus important grand magasin d'Europe, après Harrodds à Londres, un centre commercial et d'affaires avec un hôtel de luxe, des centaines de magasins, des cinémas, des bars, des cafés et de nombreux restaurants, le Zoologischer Garten (zoo en français….sic….) avec sa fameuse Porte des éléphants (c’est ce qui trompe, d’ailleurs…).
Mais sans conteste, le joyau du Ku'damm reste L'église du Souvenir, la Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche, qui est l'un des symboles les plus connus de Berlin. Achevée en 1895, (là, je vous lis le « Guide du Routard…)…. l'église consacrée à l'empereur Guillaume Ier et à la victoire de Sedan fut ravagée en 1943 par les bombardements alliés. Les autorités décident de ne pas restaurer l'église, mais de conserver la ruine du clocher pour témoigner des destructions de la seconde guerre mondiale.
Après une plongée mystique dans l’’Eglise du Souvenir, nous temporisons sur la place pour déjeuner. Enfin, ce que certains attendaient depuis leur arrivée à Berlin, arrive, enfin : une saucisse-frites. Sauvés, ils n’auront pas fait le voyage pour rien. Ici, ça s’appelle « Currywrast » : une incroyable saucisse berlinoise imbibée de ketchup, saupoudrée de poudre de curry piquante, couchée sur un édredon de frites. Il faut se faire violence pour se laisser dicter la loi de la raison, prier à genoux le dieu « Poids » pour ne pas s’enfiler, un deuxième, puis un troisième.
Après une courte pause digestion, nous attaquons la tâche « shopping » à la recherche de souvenirs originaux. Les rues sont pleines, la circulation est dense. Mais bizarrement, on est loin du sentiment de saturation de Paris. Peut-être, les gens sont-ils plus posés …. ?
Mais c’est déjà l’heure de partir ; nous devons impérativement rentrer pour 20H00, car nous dînons sur place au l’hôtel, et boucler nos valises après le repas.

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Mercredi 15 Juillet 2009

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En Route pour Prague...
Nous quittons l'Hôtel Prosocial, vers 9H00, direction la gare de Berlin où le train pour Prague nous attend.
Le train part à 11H00. Nous sommes accueillis par le personnel de la gare. Visiblement, on a sous estimé la difficulté de la tâche. On sent, la fébrilité du contrôleur devant le retard qui se profile. Nous collaborons activement, toujours comme un seul homme, pour limiter le retard. Finalement, le train partira avec une dizaine de minutes de retard.

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Après quelques heures de traversée des plaines d'Europe centrale, nous arrivons à destination vers 16H00. Gros couac : à la descente du train, personne ne nous attend. Personne à l'horizon, aucun moyen mécanique ou motorisé. Qu'à cela ne tienne, nous sommes en vacances et heureux de l'être, alors nous descendrons de ce train.
Grand coup de chapeau aux musclés du groupe : en moins de quatre minutes, le tour était joué. Tout le monde sur le quai et le train est reparti vers Bucarest.

Comme pour l'arrivée à Berlin, bis repetita : il faut aller chercher les minibus chez le loueur. La durée de cette opération a permis à la petite famille que nous formons maintenant, de se réconforter autour d'une bière ou d'une boisson chaude au café de la gare.
Deux heures plus tard, après avoir récupéré les minibus, nous partons direction l'Hôtel « Pension Dientzenhofer » 2, Nosticova à Prague.
L'endroit est chaleureux et convivial. D'entrée, nous nous sentons chez nous. Les chambres sont vastes et tout est aménagé de sorte que le voyageur de passage n'ait pas l'impression d'être un numéro anonyme dans une grande chaîne hôtelière.
Vers 20H30, nous dînons dans un restaurant jouxtant l'hôtel. Nous aurions pu discuter toute la nuit, mais il faut se coucher car le jour se lève très vite.

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Fait divers de la journée :
Patrick en déménageant un lit à Berlin l'a fait tomber sur son gros orteil. La douleur se faisant de plus en plus insupportable, il a dû, dès notre arrivée, se rendre à l'hôpital pour une radio. Diagnostic : l'orteil est fracturé. Cependant, Patrick n'écoutant que son coeur, décide qu'il finira le séjour, sur une « patte », c'est le cas de le dire.

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Jeudi 16 Juillet 2009

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Couvent de Strahov, Château de Prague, Cathédrale St Guy : Les joyaux de la Bohême
Dominant le paysage, le château de Prague est une ville dans la ville. Symbole passé du peuple tchèque, le château est au coeur de la vie politique du pays puisque c’est là que réside le président de la République tchèque. Au centre du château se trouve la cathédrale Saint-Guy, le plus grand monument religieux de Bohème et de Moravie, tout à la fois mausolée royal et lieu de sacre.

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Nous avons rendez-vous à 10H30 avec Yaya, notre première guide pragoise, une superbe créature que tous les garçons du groupe ont trouvé à leur goût.
Nous entamons la visite par le monastère de Strahov sur les hauteurs de Prague. Il appartient à l'ordre des Prémontés et abrite la dépouille du fondateur de l’ordre, Saint Norbert.
Le trésor de ce monastère est sa bibliothèque vieille de huit cent ans. Elle renferme des manuscrits, des cartes, des globes et des gravures du Moyen Age, ainsi qu'une riche collection peintures médiévales.
Nous continuons la visite par l''Eglise de Notre-Dame de Lorette dont le clocher baroque abrite un carillon de 27 cloches au mécanisme conçut en 1694.
P1100641.gifAprès une pause déjeuner, nous attaquons la visite du Château de Prague, vaste forteresse d’Europe centrale. Mais nous n'en verrons que les aspects extérieurs, puisque le joyau central est la cathédrale Saint Guy, construite par Charles IV à l’occasion de l’élévation de l’évêché de Prague en archevêché. Il s’inspira du style gothique français, avec comme architecte, le français Mathias d’Arras. La construction fut terminée six siècles après le début des travaux.
Le lieu le plus sacré de la cathédrale est la chapelle Saint-Venceslas où sont déposés les joyaux de la Couronne de Bohême.
Nous terminons notre visite et nous séparons de notre guide à 17H00, car ce soir c'est dîner folklorique dans un restaurant "Le Folklore Garden ", en dehors de Prague.
Nous y passons une agréable de soirée animée par des artistes locaux qui en tenue traditionnelle nous ont présenté les chants et danses du folklore thèque.

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Vendredi 17 Juillet 2009

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Escale à Nizbor
Il faisait un soleil de plomb. Le groupe est parti (presque à l'heure) pour visiter la cristallerie de Nizbor à quelques kilomètres de Prague.
Nous sommes arrivés sur place avec ¾ d'avance, ce qui nous a permis de faire une balade pour découvrir les environs.
La guide, Catherine (comme la Grande Catherine de Russie, du moins physiquement) a enfin montré le bout de son nez..et le reste, courtement et légèrement vêtue dans une mini robe couleur pastel avec volants et roses compris, sans oublié un décolleté plongeant, largement échancré...Ouf... Nuisette ou tenue de cérémonie, chacun verra...à sa façon. Allant plus loin, l'oeil de lynx de Pierre a permis aux garçons de constater que dessous, la petite culotte était blanche !!!!!
Rescapée de l'école soviétique, dans un français impeccable, d'une traite, sans variation, sans commentaires, elle nous présenta la cristallerie.
On retiendra que 200 personnes travaillent sans cette usine (dont une majorité d'habitants de Nizbor), avec un salaire mensuel moyen de 700,00€, l'usine fonctionnant 24H00/24H00.

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Après avoir vu le travail de polissage, nous avons visité la salle des souffleurs de verre. Spectacle fascinant de l'alchimie de la transformation du verre, mais combien éprouvant pour les organismes. On apprendra que la bière est fournie à volonté par l'entreprise pour soutenir le moral des troupes, ce qui a donné à réfléchir à certains, pour une possibilité de reconversion.... Hic...

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Après quelques achats à la boutique souvenirs, nous avons pris le déjeuner dans le restaurant local, dans une ambiance Far-West.

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De retour sur Prague, certains ont risqué un tour sur le Pont Charles, en attendant le dîner. Mal leur en pris, car les quelques gouttelettes qui tombaient se sont transformées en trombes d'eau. Inutile de dire, que l'eau...ça mouille. C'est donc mouillés jusqu'aux os que les malheureux ont déboulé jusqu'à l'hôtel, pour se changer avant le dîner.


Entre-temps, la pluie s'est arrêtée. Nous partons donc d'un pas joyeux vers le restaurant à deux pâtés de maison.
Nous nous installons en terrasse où sur fond de musique jazz, nous dînons chaleureusement, en dépit de la froideur du service.
Brutalement, des coups de tonnerre déchirent l'air.. Non ce n'est pas un film à effets spéciaux, mais bien l'orage qui gronde et un nouveau déluge qui s'abat sur nos couverts. Branle bas de combat, retranchement immédiat des troupes à l'intérieur du restaurant. Certains n'avaient pas fini le dessert, ni le café, voire leur repas...N'est-ce-pas, Oriane !!!
Profitant d'une légère accalmie, nous avons rejoins nos bases..Il était temps de se coucher, car deux déluges en trois heures, c'est vraiment beaucoup trop pour un seul homme.

Samedi 18 Juillet 2009

P1100990.gifKonopiště : Le royaume du chasseur
Le château de Konopiště est un château situé à 50 km de Prague, dans les environs de Benešov. C'était une résidence en Bohême de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, qui en fit sa dernière résidence avant son assassinat à Sarajevo en 1914.
C'est sous une pluie battante que nous arrivons au Château de Konopiste. Après une montée laborieuse des marches, nous accédons aux galeries du château. Attention, les yeux... adhérents de la WWF s'abstenir. François Ferdinand d'Autriche était grand chasseur devant l'éternel et a parcouru le monde pour enrichir son tableau de chasse.
En conséquence de quoi, pour impressionner le visiteur, plus de cinq mille de ces trophées sont exposés dans la galerie d'accès aux différentes pièces du château. Les murs sont « tapissés » d'une impressionnante collection de têtes de cerfs, d'oiseaux empaillés, sans parler des ours de Silésie, autres tigres de Java, ou d'ailleurs. Bref, un vrai décor de film d'épouvante. Passé cette vision à vous faire hérisser les poils, il y a heureusement les autres pièces du château où nous découvrons une riche collection de tableaux, d'armes, de meubles, de tapisseries, de porcelaine et d'autres objets remarquables d'une grande valeur, rappelant le raffinement de l'époque, la quête permanente de l'esthétisme.
Nous quittons le château vers 14H00 et il pleut toujours. Après avoir déjeuné au restaurant " Miroslav Nejepsa " dans le parc du château, nous reprenons l'autoroute pour rentrer à Prague.

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Vers 20H30, nous nous rendons à pied au restaurant " El Centro " pour un dîner espagnol. Nous avons attendu presque deux heures pour manger, mais l'attente en valait la peine, car la paella était sublimissime, tant par le goût que par la quantité.

Saint Frédéric :

Dimanche 19 Juillet 2009

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En passant par Staré Mesto
Cette nouvelle journée à Prague, est consacrée à la découverte de Staré Mesto, la vieille ville de Prague. Nous retrouvons notre guide sur la place de l'Hôtel de Ville et la visite débute par la traversée du Pont Charles, tout orné de statues, puis un passage par l' Eglise baroque Saint-Nicolas, puis un autre passage par la cour de l'université pour arriver à l’Eglise Notre-Dame-de-Tyn et l’hôtel de Ville, avec son célèbre horloge datant du XVe siècle.

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Après la pause déjeuner, sur la place de l'Hôtel de Ville, nous traversons les " Champs Elysées " de Prague avec les boutiques de luxe, pour arriver à Josefov, le quartier juif avec ses ruelles tortueuses, ses magasins de souvenirs, de vente de cristal et ses bijouteries.
Nous quittons la guide vers 15H00 finir en après-midi shopping. Nous revenons à l'hôtel, le temps d'une toilette, pour repartir aux « Proms » où un concert nous attend au Concert Municipal Palace.
Pendant presque deux heures, nous nous laissons emporter par l'Orchestre Philarmonique de Prague sous la direction de Libor Pesek. Moment de bonheur pour certains où la communion avec la musique apaise l'esprit pour atteindre la plénitude, moment de repos pour d'autres qui " piquent " un roupillon et dont l'esprit se repose dans la plénitude du sommeil....
La soirée s'est terminée à l'hôtel, au d'un bon buffet froid préparé par notre hôte.

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Lundi 20 Juillet 2009

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Kutna Hora : La petite Eglise des horreurs
Kutna Hora est situé à 70 km de Prague. Grâce à ses nombreuses mines d'argent, elle donna une puissance financière sans limite, à l'essor du royaume tchèque. En 1300, le roi Václav II y édita le code minier, puis initia une réforme monétaire. Un siècle plus tard, Venceslas IV, y édita le Décret de Kutná Hora changeant l'équilibre des voix au Parlement de Prague en faveur des Tchèques.

Nous arrivons à 11H00 à Kutna Hora où Mila, la dernière guide du séjour nous attend. Nous commençons par la visite de l'Ossuaire à l'Eglise de Sedlec. Mila nous raconte l'histoire de cet ossuaire où, nous avons noté un seul absent : le comte Dracula, tellement l'endroit est morbide. Dans cet ossuaire, on dénombre environ quarante mille personnes dont les restes sont entreposés en oeuvre d'art.DSC06231.gif

Quand Mila nous montre une série de crânes appartenant à des personnes ayant survécu à leurs blessures, on a peur. Tout ici rappelle, la fragilité de l'humain.
Après l'Ossuaire, nous visitons la cathédrale Notre Dame de Sedlec, puis nous arrêtons au restaurant « U Ruze » pour une pause déjeuner. Nous n'aurons pas le temps pour le café, car le programme est loin d'être terminé.
En effet, il nous reste visiter la célèbre cathédrale Sainte Barbe sur les hauteurs de Kutna Hora, avant de revenir à Prague où nous devons en soirée assister à un divertissement au théâtre « Black Light Divadlo ».
Nous terminons cette grosse journée par le dîner pris au restaurant « Nostitz » voisin de l'hôtel.

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09.07.2009

Mardi 21 Juillet 2009

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Croisière sur la « Vtlava »
Aujourd'hui c'est la veille du départ. Le séjour touche à sa fin. La journée débute par une promenade détente sur l'île de Kampa où nous assistons aux différentes représentations de la Compagnie Teatrotoc qui nous livre un festival de spectacles de rue.
Vers 14H00, nous prenons une pause au restaurant « Velvet » pour déjeuner avant de poursuivre par une croisière sur la Vtlava, pour une visite de Prague vue du fleuve.
Moment de détente complète où l'esprit vagabonde au gré des remous de l'eau, alors que la nostalgie commence à nous gagner.

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Les dernières courses en ville et les valises bouclées, nous nous rendons au restaurant « Mlyny » pour un repas de fêtes, puis retour à l'hôtel pour une soirée « Voyance ».
En effet, pour ce dernier soir, nous avions convié trois bohémiennes rencontrées on ne sait où, pour nous faire rêver de gloire et de richesse. Là dessus aucune déception, puisque les trois dames (d'une féminité douteuse) n'ont vu dans les lignes de la main que bonheur, richesse et intelligence.
Avant de nous quitter, chacun aura droit à son cadeau souvenir.

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Pingouins, art et inspiration
Pour clôturer notre séjour à Prague, nous avons dîné dans un restaurant (Le Mlyny) sur les bords de la Vtlava. Sur un côté du restaurant, nous avons tout de suite été interloqués par une oeuvre d’art représentant trente-quatre pingouins de couleur jaune, posés comme sur un appontement, attachés entre eux par une corde. Alors, Fred nous a proposé un jeu :Sans-titre-4.gif Ecrire de manière anonyme, ce que nous inspirait cette sculpture. Le résultat fût surprenant, car en voici la synthèse :
De prime abord, pour sûr, ça fait parler les bavards, car on y va de maintes supputations : on pourrait penser à une manifestation officielle, car les pingouins font penser à la Police, alignée en file parfaite avec le même uniforme, ou encore à un défilé de mode de la collection Eté-Automne, ou que les pingouins attendent le départ des clients du restaurant pour faire le ménage.
En fait, cette colonie de pingouins migrateurs rassemblés devant le Pont Charles qui attendent pour s‘envoler vers le Pôle Nord, rappellent que les pingouins ont participé à la construction du Pont Charles.

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C’est en souvenir de ce travail que la ville de Prague à commander cette oeuvre d’art, à un sculpteur chinois. La ville y a vu une fonction pratique et à la fois symbolique : Les pingouins délimitent le fleuve, ce qui empêche les poissons d’envahir la ville. Mais ils servent aussi de bouée d’amarrage, pour les bateaux, tout en éclairant la nuit, ce permet d’attirer les poissons pour les pêcheurs et aussi des clients pour le restaurant voisin (qui appartient sûrement au mécène qui a financé l'opération), car on le sait, le jaune attire le client.

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Toutefois, la valeur symbolique est la plus forte : les cordes reliant les pingouins entre eux, servent à montrer que leur genre et que le genre humain sont liés. Ils sont tous dans la même direction, c’est ce à quoi nous ressembleront dans trente ans, si nous ne résistons pas, et que l’uniformité conduit le genre humain à sa perte, si nous renions notre droit à la différence.

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Cependant, il faut noter que les pingouins étaient bleus, mais ils sont devenus jaunes, car le sculpteur chinois a été payé avec un chèque en bois.
Est-ce que, ce n’est pas çà, la plus belle illustration de la cohérence d’un groupe ?

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08.07.2009

La fin du voyage

Le Mercredi 22 Juillet à 16H00, l'avion décolle et nous quittons Prague. C'est le terme d'une aventure humaine, où l'espace d'un moment, on a oublié le quotidien pour admirer et contempler le beau, en y rêvant, les yeux grands ouverts.

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